Lettres et textes:
Le Berlin intellectuel
des années 1800

Lettre d'Adolf von Buch à Louis de Beausobre (Magdebourg, 15 janvier 1761)

 

 

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      Après la rupture de l’Espagne et de l’Angleterre la guerre paroit se perpetuer et je n’en vois plus la fin, sur tout, si
      la prediction de Mr. Litt qui a deviné si juste dans les affaires de la nation, se verifie, que la guerre avoit commencé en Amerique
      et ne pourroit aussi finir, que là. Le General Platen a occupé Naumbourg et Zeitz. Sil parvient à chasser les ennemis de
      l’[Erthgebürge], il reparera en quelque façon les fautes en Pomeranie. On dit, qu’en Silesie tout est en mouvement et on pretend
      même que le Roi pourroit bien marcher vers la Pomeranie. [Verefft] arriva ici lundi au soir, il est parti avanthier au soir
      et Marwitz a profité de cette occasion pour l’accompagner et voir la Hollande, sans qu’il lui en coute beaucoup.

      J’ai l’honneur de Vous envoyer une quitance sur un quartier echu de ma pension. Voudries Vous bien avoir la bonté
      de faire chercher cet argent et de l’employer aux depenses, que Vous faites pour moi. Vous m’obligeriés infiniment, si Vous
      pourriés m’envoyer 6 livres du Tabac de Wegelin. Voici la liste des livres, que j’ai notés de la vente de Maupertuis.
      Afin, que Vous n’en ayiés point de peine, je vous prie, d’envoyer seulement la liste à Mr. Mylius où à un autre
      et de lui donner, la vente finie, l’argent, qu’il a deboursé. Excusés mon importunité. à Magdebourg ce 15 Janvier 1761.

      Après la rupture de l’Espagne et de l’Angleterre la guerre paroit se perpetuer et je n’en vois plus la fin, sur tout, si la prediction de Mr. Litt qui a deviné si juste dans les affaires de la nation, se verifie, que la guerre avoit commencé en Amerique et ne pourroit aussi finir, que là. Le General Platen a occupé Naumbourg et Zeitz. Sil parvient à chasser les ennemis de l’[Erthgebürge], il reparera en quelque façon les fautes en Pomeranie. On dit, qu’en Silesie tout est en mouvement et on pretend même que le Roi pourroit bien marcher vers la Pomeranie. [Verefft] arriva ici lundi au soir, il est parti avanthier au soir et Marwitz a profité de cette occasion pour l’accompagner et voir la Hollande, sans qu’il lui en coute beaucoup.

      J’ai l’honneur de Vous envoyer une quitance sur un quartier echu de ma pension. Voudries Vous bien avoir la bonté de faire chercher cet argent et de l’employer aux depenses, que Vous faites pour moi. Vous m’obligeriés infiniment, si Vous pourriés m’envoyer 6 livres du Tabac de Wegelin. Voici la liste des livres, que j’ai notés de la vente de Maupertuis. Afin, que Vous n’en ayiés point de peine, je vous prie, d’envoyer seulement la liste à Mr. Mylius où à un autre et de lui donner, la vente finie, l’argent, qu’il a deboursé. Excusés mon importunité. à Magdebourg ce 15 Janvier 1761.