Lettres et textes:
Le Berlin intellectuel
des années 1800

Lettre de Jean Albert Euler à Jean Henri Samuel Formey (Saint Pétersbourg, 2 novembre 1767)

 

 

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      St : Petersbourg ce 2/13 Nov : 1767
      Monsieur mon très-chèr et très-honoré Oncle,

      Je Vous prie d’avoir la bonté l’incluse d’expedier l’incluse au prem-
      ier jour de poste : il contient une affaire qui regarde mon beau-frère
      j’ai dejà depuis six jours une fievre de fluxion très forte, qui me fait
      chanter pendant les nuits, à ce qu’on dit, les plus belles chansons, et qui
      me rend incapable de tout pendant le jour. Le Général Fermor est
      mort à Moskau et hier a été l’enterrement du Feld-Marschal
      Münnich
      . On m’avoit aussi fait l’honneur de m’y prier ; Mon père
      est rétombé malade, et ma Tante est depuis quelques jours sans
      connoissance. Nous Vous prions, Monsieur et très honoré oncle, de faire
      agréer nos complimens à toutes nos connoissances :

      je suis bien mortifié que mon étât de sant maladie m’empeche de Vous
      ecrire plus au long. et suis avec un profond respect


      Votre très-humble et très-obeissant Serviteur et
      Neveu
      J. Albert Euler
      St : Petersbourg ce 2/13 Nov : 1767 Monsieur mon très-chèr et très-honoré Oncle,

      Je Vous prie d’avoir la bonté d’expedier l’incluse au premier jour de poste : il contient une affaire qui regarde mon beau-frère j’ai dejà depuis six jours une fievre de fluxion très forte, qui me fait chanter pendant les nuits, à ce qu’on dit, les plus belles chansons, et qui me rend incapable de tout pendant le jour. Le Général Fermor est mort à Moskau et hier a été l’enterrement du Feld-Marschal Münnich. On m’avoit aussi fait l’honneur de m’y prier ; Mon père est rétombé malade, et ma Tante est depuis quelques jours sans connoissance. Nous Vous prions, Monsieur et très honoré oncle, de faire agréer nos complimens à toutes nos connoissances :

      je suis bien mortifié que mon étât de maladie m’empeche de Vous ecrire plus au long. et suis avec un profond respect

      Votre très-humble et très-obeissant Serviteur et Neveu J. Albert Euler